Journées Précarité-Addictions

Pourquoi ces journées ?
Les fortes corrélations existant entre les consommations de produits, la précarité et les fragilités individuelles impactent l’insertion sociale et professionnelle des publics concernés; ne facilitent pas les prises en charge et mettent en difficulté les équipes travaillant auprès de ces publics.
Comment alors assurer l’insertion sociale et professionnelle ? Vers qui orienter? Quelles réponses apporter? Addictions et précarité, l‘oeuf ou la poule?...
L’ANPAA Grand Est forme régulièrement les professionnels intervenants auprès des publics précaires. En réponse aux demandes des besoins des professionnels du territoire (échanges sur des cas pratiques, travail en réseau…), il nous paraît opportun de proposer des contenus de formation-échanges de pratiques spécifiques aux problématiques sous-jacentes à « précarité-addictions ».

Nos objectifs ?

  • Faire émerger les représentations des professionnels quant aux problématiques inhérentes aux addictions chez les publics précaires
  • Apporter des repères théoriques et pratiques quant aux problématiques interagissant avec les conduites addictives et ayant un impact sur la santé et l’insertion des publics précaires (psychiatrie, compétences psychosociales, sociologie…)
  • Améliorer le partenariat et favoriser une orientation adaptée vers les dispositifs et réseaux de soins existants


Par qui ?
Professionnels spécialisés en addictologie et sur les thématiques spécifiques (psychologues, travailleurs sociaux, psychiatres exerçant dans des centres spécialisés en addictologie) et avec la participation du réseau IREPS Champagne-Ardenne

Pour qui ?
Professionnels intervenants auprès des publics en situation de précarité (insertion sociale, professionnelle et du handicap)


Modalités d'inscription
Ces journées s’adressent à des professionnels ayant des notions de base en addictologie. Si cela n’est pas votre cas, il est nécessaire que vous participiez à la demi-journée de sensibilisation aux notions de base en addictologie.
Chaque journée est indépendante, il est possible de s’inscrire à une comme à plusieurs des journées proposées.
Une personne inscrite s’engage à participer à l’intégralité de la journée.
Pour s’inscrire, il est nécessaire de retourner le bulletin d’inscription à l’adresse ANPAA correspondant au département dans lequel vous souhaitez vous inscrire en joignant un chèque avec le montant correspondant au(x) journée(s) sélectionnées (80€/personne/journée)
Le repas sera à la charge des participants.

Description des journées
ADDICTIONS, TROUBLES MENTAUX ET PRECARITE
Profil des intervenants: travailleurs sociaux et psychiatre
Entre précarité et addictions, comprendre la place des troubles mentaux. Quels sont les rôles et missions du travailleur social dans le repérage et l’orientation des publics précaires présentant une addiction associée à un trouble mental? Vers qui orienter?
PREVENIR LES ADDICTIONS CHEZ LES PUBLICS VULNERABLES : COMMENT AIDER LES PUBLICS A MIEUX GERER LEURS EMOTIONS ET SAVOIR COMMUNIQUER ?
Profil des intervenants: travailleurs sociaux, psychologue et chargé de prévention
Intérêt de l’approche de la gestion des émotions et de la communication pour prévenir les conduites addictives. Quels outils, quelles techniques pour renforcer les compétences des publics vulnérables dans une approche collective et individuelle?
COMMENT GERER LES CONDUITES ADDICTIVES EN INSTITUTION?
Profil des intervenants: travailleurs sociaux et formateurs en entreprise
Quel(s) rôle(s) peut avoir l’institution dans la gestion des conduites addictives ? Comment intégrer la prévention et éviter la « propagation » de ces conduites ? Entre les besoins des professionnels, ceux des usagers et le cadre des institutions : quelle harmonisation possible ? quelle cohérence ? Quelle est la place des conduites addictives en institution ?

Télécharger le document de présentation (dates incluses)

Action Détente et Bien Etre (DBE)

Public : Le public visé prioritairement est un public d’adultes se trouvant en situation «d’isolement social», qui affirme souffrir de cette situation. Ces personnes doivent bénéficier d’un minimum social. Le public visé est aussi un public dont sa situation au regard de la santé lui apparaît comme subjectivement problématique.

Objectifs : Les interventions sociales collectives de l’A.N.P.A.A 54 s’inscrivent dans le cadre de la promotion de la santé.

  • Les objectifs des actions visent le «bien-être» grâce à l’émergence d’un processus d’entraide entre les participants. Le soutien, la valorisation personnelle par la réussite dans des actions spécifiques sont des leviers importants de croissance personnelle.
  • Ainsi, le deuxième objectif est de lutter contre la désocialisation: «Au sein du tissu social, tout ce qui contribue à maintenir vivante une socialité «ordinaire» et à conserver des relations sociales harmonieuses est de la première importance».
  • Un troisième objectif est d’offrir une diversification des formes de prises en charge en favorisant la complémentarité entre l’accompagnement social individuel et le travail de groupe, comme une approche complémentaire de l’aide à la personne tout aussi importante pour lutter contre l’exclusion et favoriser l’accès à la citoyenneté des personnes vulnérables.

Description : les actions s’inspirent des méthodes d’intervention en santé communautaire et en travail social avec les groupes et les communautés.

La stratégie de l’action est l’utilisation «d’activités dites de détente, de bien-être» comme des «outils» pour aider des personnes, au sein d’un groupe, à atteindre une meilleure santé en stimulant les capacités et les ressources sociales et individuelles. Les activités sont choisies et utilisées pour l’influence qu’elles peuvent exercer sur le développement de la personne et du groupe. Certaines difficultés trouvent leur solution dans l’échange collectif, les personnes se mobilisent et puisent dans leurs capacités et potentialités les forces de transformation de leur situation de vie. La valorisation de l’image de soi, nourrie le regard positif renvoyé par le groupe, décuple les forces et les chances de succès, les personnes développent leur pouvoir d’action».

Ces activités permettent : a)de développer la communication entre les membres du groupe, b) d’exprimer des sentiments et de satisfaire des besoins affectifs (sécurité, amitié, etc.), c) de valoriser et responsabiliser les participants, d) de développer la cohésion du groupe et favoriser l’entraide, la solidarité, e) d’élargir les «horizons» des personnes et du groupe, aider les personnes à se repérer dans leur environnement, f) de développer et/ou maintenir les capacités physiques et intellectuelles.

L’action Détente et Bien Etre créée il y a 25 ans pour faire sens au « i » de « RMI » aujourd’hui au « a » de RSA en lien avec la santé, demeure toujours d’actualité : inscrire l’individu dans un collectif lui permettant de rompre son isolement, c’est-à-dire trouver des leviers qui permettent à la personne d’être acteur, de se réconcilier avec lui-même.